CCAM

CCAM / Scène Nationale de Vandoeuvre

Esplanade Jack Ralite, Rue de Parme

54500 Vandœuvre-lès-Nancy

Tél 03 83 56 83 56

Plongée #11 Robert Doisneau

C'est un des photographes français les plus connus et populaires, si ce n'est le plus célèbre en France et à l'international, et la galerie d'exposition du CCAM porte son nom. Cette Plongée sera l'occasion d'en découvrir un peu plus sur Robert Doisneau et donner un aperçu de la richesse de la carrière artistique de ce grand monsieur en lui laissant principalement la parole grâces à des vidéos d'archives.

Laissons d'abord Robert Doisneau se présenter lui-même, dans l'émission Main dans la main en 1964, où il s'exprime sur le métier de photographe :


"Montrer le merveilleux dans la vie quotidienne", c'est ce qu'il s'attachera à faire durant plusieurs décennies, à la ville, à la campagne, en France et à l'étranger, même s'il admet lui-même ne jamais avoir eu le goût du voyage ni les capacités suffisantes en langues étrangères... De toutes les catégories dans lesquelles son travail photographique peut être classé, la photographie humaniste est peut-être le courant qui correspond le plus à sa démarche de promeneur, de passant, de "braconnier de plein air" photographiant les personnes, les visages, les scènes de rue, témoignant d'une empathie à toute épreuve, photographiant le monde "tel qu'il voudrait qu'il soit". 

Principalement connu pour quelques photographies vedettes, l'œuvre de Robert Doisneau est bien plus riche et complexe qu'elle ne peut apparaître au premier abord. L'émission Agora en 1988 permet d'entendre un bel autoportrait de l'artiste. Il s'y livre sur le rapport au temps, la bonne distance du photographe, les premières expériences...


Retrouvons-le en 1989, dans son atelier de Montrouge puis dans sa ville natale de Gentilly. Il s'y exprime sur ses lieux de vies, les voyages, et c'est aussi l'occasion de le voir « en action »  :

Un des pans les plus connus du travail de Robert Doisneau est sa passion pour la ville de Paris dont témoignent les très nombreux clichés pris dans la capitale française, dont il connaît beaucoup de secrets. Retour sur cet attachement si profond avec ce reportage d'Hervé Lachize en 1993.

 

Quarante après la publication de La Banlieue de Paris, avec Blaise Cendrars, il retourne photographier la banlieue parisienne en 1984 dans le cadre d'une mission photographique commandée par l'État, et utilise cette fois la couleur. Plongeons-nous avec Robert Doisneau lui-même dans l'émission Territoires photographiques.

Un autre retour sur cette série de photographies à l'occasion de la publication de photos inédites en 2017 :


Quelques projets l'amènent à l'étranger, comme en URSS pour le cinquantenaire de la révolution russe, en 1967. Ce reportage d'Arte marche sur les pas de Robert Doisneau, cinquante ans plus tard.



De nombreux films documentaires se sont intéressés à ce grand photographe, vous en trouverez la liste complète ici.

Robert Doisneau, Le révolté du merveilleux réalisé par Clémentine Deroudille, petite-fille de Robert Doisneau, est sorti en 2016. Ce film documentaire dresse le portrait intime de l'homme et de l'artiste et retrace son parcours, d'enfant des faubourgs à photographe mondialement connu. Le film est visible via le site internet du CNC. En voici un extrait :



Pour en apprendre un peu plus sur la création de ce projet documentaire vous pouvez consulter cet entretien de la réalisatrice avec Polka Magazine.


À voir également, Robert Doisneau, tout simplement réalisé en 2000 par Patrick Jeudy. Dans cet extrait, le photographe s'exprime sur ce qui est probablement son cliché le plus célèbre, Le Baiser de l'hôtel de ville (1950).




Les archives photographiques de Robert Doisneau comprennent environ 450 000 photographies. Nous vous invitions à découvrir l'Atelier Robert Doisneau qui gère ces archives et qui publie en ce moment une photo de Robert Doisneau chaque jour sur son site internet. L'Atelier Robert Doisneau propose par ailleurs des portfolios en ligne avec des photographies classées selon des thématiques comme :
le théâtre,
les peintres et sculpteurs,
le cirque,
les bateaux,
les fêtes foraines,
les vacances,
la neige,
la montagne 
mais aussi 
les épouvantails,
l'occultisme
...

Un musée porte son nom dans sa ville natale de Gentilly, la Maison de la photographie Robert Doisneau : ce lieu n’abrite pas l’œuvre du photographe mais « lui rend hommage en explorant la photographie humaniste dans son histoire et dans ses pratiques actuelles, revisitant cette notion au-delà des frontières, privilégiant le regard, le réel et le documentaire ». Plus d'informations sur le site internet du musée.


Proche de nombreux artistes, un de ses grands amis est le poète Jacques Prévert. Très proches dans leur vision du monde, ils ont pu nous partager leurs passions, l'un en images, l'autre en mots.
Pour le plaisir, cet extrait d'un échange entre Robert Doisneau et son grand ami :

Et toujours avec sensibilité et humour, cette lettre adressée par Doisneau à Jacques et Jacqueline Prévert : 

Enfin, dans cette pastille télévisuelle de 1991, Robert Doisneau se confie avec sincérité sur le bonheur et la satisfaction :



Si vous avez encore un peu de temps devant vous, nous vous conseillons l'écoute de l'émission -en deux parties- de Clémentine Deroudille, Libre cours, sur France Culture.


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